Evaporés - Compagnie Nocturne

L’élaboration du spectacle a commencé lors de la saison 2013-2014 avec une première résidence de création en novembre 2013 au Théâtre de la Mauvaise Tête (TMT) à Marvejols.

Sur le plateau nu du premier jour de travail sont venues se poser, s’essayer et se confronter toutes les idées et les envies qui nourrissaient jusqu’alors la rêverie du spectacle. Et petit à petit, Sébastien Joanniez et Luc Sabot ont dessiné les premiers principes de mise en scène, fait les premiers choix esthétiques, écrit les premiers fragments du texte, et endossé leur rôle de comédien pour faire vivre l’ensemble dans l’énergie du plateau.

Puis s'en suivent des résidences d’immersion en établissement scolaire de janvier à mai 2014 au Collège Marcel Pierrel et SEGPA à Marvejols soutenue par le TMT et les Scènes croisées de Lozère et au Lycée Hôtelier à Grenoble soutenue par l’Espace 600.

Considérant la notion de la disparition comme sensible au moment de l’adolescence (ne pense-t-on pas aux ados quand on parle de fugue ?), l’écriture d’Évaporés prend racine et s'affirme avec les collégiens et les lycéens. Ces résidences s’articulent autour de temps de répétitions réservés à l’écriture du spectacle et de temps d’échanges consacrés à la rencontre avec les élèves. Elles ont pour objet de brasser et nourrir le sujet avec les adolescents.
Eux, quand ont-ils disparu pour la dernière fois ?

De ce travail est né la création « Évaporés » dont la première présentation publique aura lieu le vendredi 28 novembre à la salle du Théâtre de la Mauvaise Tête de Marvejols.

 

Évaporés | création 2014
Avis de recherche


Recherche un spectacle qui raconte l’histoire des disparus, ces êtres mi-fantômes, mi-vivants, qu’on espère sans arrêt croiser au bout de la rue
Qu’on voudrait serrer dans ses bras pour la dernière fois. 
Qu’on surprend au coin d’une photo, au parfum d’une chemise, à la voix d’une silhouette qui passe, à la lumière du soir qui tombe. 
Recherche désespérément l’histoire de son frère, de son enfance, de sa liberté.
Recherche quelque chose comme un sourire, une larme, un geste, un mot, plantés sur une scène, pour dire le plaisir de se retrouver.

Sébastien Joanniez - juin 2014
 

Il y aurait deux êtres. Le temps d'une représentation, en convoquant le public et le théâtre, la scène devient le terrain pour l'expression de leur complicité ou de leurs railleries...  Les voilà engagés dans une frénésie de jeux autour de la disparition, comme pour exorciser une faille.
Ils s'inventent des histoires, endossent des rôles, s'imaginent des règles du jeu, se font des blagues, deviennent poètes, jouent aux comédiens...Ils fabriquent leurs espaces de jeu. Ils traversent toutes leurs histoires miniatures de fuite, de fugue, d'enlèvement, de mort, de rêverie...
Retardant le noir final du spectacle, ils profitent au mieux du théâtre.

Luc Sabot

Crédits photos Fond : Marie Velay - Cyrano sentait bon la lessive - Saison culturelle de Mende 2017