Zoom sur l'exposition "Le plus dur, toute l'année, c'est le crépuscule"

Dès sa création, l’association Artelozera souhaitait proposer à ses artistes résidents des interventions sur le territoire lozérien. Sarah Vialle et Sylvain Fraysse ont inauguré le premier cycle d’expositions à la Lanterne, à Mende, en novembre 2015, avec Rien de plus, (tout du moins).

À cette occasion, ils avaient notamment visité la grotte de Nabrigas, sur la bordure du Causse Méjean qui surplombe les gorges de la Jonte.

Dimanche 19 juin, ils proposent en ce lieu une intervention commune, un projet éphémère qui dialogue avec lui.

Le plus dur, toute l’année, c’est le crépuscule. est une installation composée d’une récolte de fleurs et de plantes mortes conservées par les artistes, qui seront pour l’occasion recouvertes d’une peinture phosphorescente.

Image d’une luminescence qui renvoit aux lucioles chères à Pasolini, mais aussi au genre de la nature morte, dans son projet de sauver une réalité sans lui indigne d’admiration, et dans sa capacité à révéler l’existence propre des formes.

Peuplée de ces objets inanimés, qui ont vécu-notamment de lumière, la pénombre de la grotte nous enferme dans un monde de choses qui, pour un instant, la génère. Still life, l’expression anglaise de nature morte, précise sans doute mieux cette convertion possible de l’instant en une permanence.

Le plus dur, toute l’année, c’est le crépuscule propose ainsi une expérience contrastée de la beauté : celle d’un site grandiose, aéré, lumineux, et d’un monde inerte, silencieux-mais non apprivoisé.

 

L’installation est visible le dimanche 19 juin, de 11heures jusqu’au soir en présence des artistes.
Le vin est offert durant un pique-nique espagnol le midi

Les informations pour se rendre sur notre site : http://www.lalanterne48.com/#!grotte/ewi4b
contact: lalanterne48@hotmail.com
 

Crédits photos Fond : Rupture au Mont-Blanc- Claudine Georget