Le Diabolique Destin d'Augustin Trébuchon

Agéasse-Théâtre
Durée : 1h30
Tarif :
12.00 €

Texte, scénographie, mise en scène : Jean-Pierre Toublan
Bande son, création lumières : Jean Michel Bazin
Portrait, affiche : Catherine Gacoin
Distribution, acteurs : Emilien Alloucherie, Martine Weinbuch-Poteaux, Soizic Esnault, Alain Colzy, Jean Denis Monnet.

Augustin Trébuchon est le dernier mort au front de la Grande Guerre. Il a été tué à Vrigne-Meuse (Ardennes) le 11 novembre à 10h45 alors que, dès 10h, la France entière fêtait déjà la paix. L'Armistice sonnera à 11heures. Natif de Montchabrier en Lozère, âgé de trente-six ans en 14, non mobilisable, il avait choisi de s'engager dans l'armée active où il est devenu rapidement agent de liaison. C'est aujourd'hui le centenaire de cet armistice. Le sort d'Augustin Trébuchon fait de lui un personnage indissociable de l'événement. J'ai souhaité en tirer un spectacle théâtral à la gloire des sacrifiés anonymes. Car, pour agir, la mémoire a besoin d'incarnation. Le problème du Soldat Inconnu c'est qu'on ne le connait pas, qu'il n'a pas de nom, pas de « roman ». J'ai souhaité écrire le possible roman d'Augustin Trébuchon.

Bien sûr il fallait relater l'absurde traversée de la Meuse du 10 novembre, si meurtrière pour les Lozériens du 415ème RI, et qui fut la cause indirecte du sort d'Augustin. Mais la guerre n'est qu'un objet secondaire du spectacle. Car Augustin n'était pas soldat de son état : il était pâtre à Saint-Privat-du-Fau, orphelin de mère à cinq ans, orphelin de père à treize ans, accordéoniste à ses heures (la pièce commencera par le bal du 14 juillet 1914 à Saint-Privat). Il vivait imprégné des paysages, de l'architecture et des traditions du Gévaudan. Il fallait bien pourtant un regard sur cette guerre, regard décalé, teinté d'humour noir, provocateur et sans concession. Ce sera celui de Griset, le Diable des contes et légendes du Gévaudan. Face à lui Gabalo - Druide surgi de l'époque où les Gabales combattaient aux côtés de Vercingétorix - incarnera la mémoire de ce rude territoire de petite montagne, partagera l'histoire en marche de sa population.
Et, parce que la femme et l'homme aiment et souffrent l'un par l'autre, Hortense, l'éternelle fiancée, et Françoise, la belle-mère au double sens du terme, viendront habiter l'espace affectif d'Augustin.
Comme dans une fable, la redoutable « Morale du Diable » viendra conclurecette épopée.

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Crédits photos Fond : Marie Velay - Cyrano sentait bon la lessive - Saison culturelle de Mende 2017