TOURNE LA PLANETE : Iran, Ukraine, Philippines, Tahiti

IRAN
L’Iran situé aux confins du Pakistan  et  de  l’Afghanistan, continue de fasciner comme autrefois la Perse antique. Le pays garde le souvenir de sublimes mosquées aux coupoles ornées de faïence, d’étendues désertiques ondoyantes et d’un peuple d’une extrême hospitalité. Il possède également un grand nombre de sites archéologiques dont  Persépolis  n’est  que  le  plus connu. Les amateurs d’architecture seront émerveillés  par la  beauté  des  mosquées  et  des mausolées aux dômes resplendissants. Outre Persépolis,l’Iran possède des étapes incontournables : Ispahan et ses mosquées aux mosaïques  bleues, Shiräz et sa  cité  des poètes ornée de splendides jardins, et Bam, célèbre citadelle, en cours de reconstruction après un meurtrier tremblement de terre, au cœur d’une oasis. La République islamiste d’Iran est bordée au nord par l’Arménie, l’Azerbaïdjan, le Turkménistan et la mer  Caspienne, à l’est par l’Afghanistan et le Pakistan, au sud par le golfe d’Oman et le golfe Persique et, à l’ouest, par l’Irak et la Turquie. Le pétrole domine largement l’économie et les autres revenus commerciaux proviennent essentiellement des tapis qui représentent un tiers de la production du globe. Mais pour les Iraniens, les tapis ont surtout un rôle religieux et culturel comme support de prière quotidien, et lors des nombreuses fêtes.
Auparavant la route de la soie arrivait en Iran quelque part entre Merv (aujourd’hui au Turkménistan) et Hërat (aujourd’hui en Afghanistan) pour aboutir à Constantinople, l’actuelle Istanbul. Elle fut abandonnée au XVème siècle, lorsque les marins des nouvelles puissances coloniales européennes découvrirent d’autres voies maritimes. Ces dernières années, elle a cependant suscité un regain d’intérêt, dans le commerce entre l’Iran et les républiques d’Asie centrale récemment ouvertes, et dans l’attrait des touristes pour cette route mythique.
Les musiques folkloriques, les plus séduisantes à l’oreille occidentale, proviennent des minorités ethniques, notamment des Turkmènes vivant dans les zones reculées du Khoräsän. Les Azéris privilégient les chants d’amour, tandis que les Kurdes accompagnent au luth une forme de chanson épique, le « bard ».
Les Lors, habitants du golfe persique, jouent d’un instrument apparenté au hautbois et d’un cornemuse appelée « demam ». Le « tamboorak », sorte d’harmonium est également utilisé.
Les  paroles  des  chansons populaires tournent autour de la religion, de l’amour et des victoires remportées au cours des siècles passés sur les armées  d’invasion.  Les danses  et  musiques  de
l’Ensemble folklorique national « Leymer », composé d’hommes et de femmes, fondé en 1991 par un professeur émérite de musiques et de danses, racontent l’héritage éternel de la civilisation perse. Des chants turkmènes proches des musiques d’Asie centrale aux rythmes africains du Golfe Persique, en passant par les musiques du Baloutchistan voisines du Pakistan et de l’Afghanistan jusqu’aux folklores et musiques soufis kurdes, ce large éventail garde un point commun : ce sont des traditions qui accompagnent le rythme de la vie des Perses de toujours.


UKRAINE
L'ensemble a été fondé en 2008 dans la Philharmonie Régionale d’Odessa et composé de 60 personnes. Le Directeur artistique et Maître de Ballet en chef est Monsieur Yuri Saakyants, Maître émérite des Arts de l’Ukraine. Le Chef d'Orchestre est Monsieur Dmitro Pritula, Artiste émérite de l’Ukraine. L'Assistant du Maître de Ballet en chef est Monsieur Mikhaïlo Petuchov, Artiste du peuple de l’Ukraine. Le Maître de ballet est Monsieur  Arthur  Malinovski, Artiste émérite de l’Ukraine. L'ensemble «Tcha ї ka» a été créé par MM.Yuri Saakyants et Dmitro Pritula. La mission principale de l'ensemble «Tcha ї ka» est de sauvegarder et promouvoir la culture et l’art du spectacle vivant ukrainien. L'ensemble réunit des maîtres de la scène et des jeunes musiciens et danseurs  professionnels, admis après un concours de sélection. L'ensemble «Tcha ї ka» est un beau collectif de musique et de danse. Son répertoire incarne les meilleures traditions de l’art musical et chorégraphique ukrainiens. Le caractère authentique des couleurs nationales ukrainiennes est parfaitement reflété par des spectacles de danses vives en costumes colorés. Le directeur artistique de l'Ensemble et son créateur Monsieur Yuri Saakyants, inspire et dirige une grande équipe dans l'unique sens de la création. De ce fait, il est aussi le chorégraphe et réalisateur de toutes les numéros chorégraphiques.
Toutes les mises en scène de l'Ensemble sont interprétées avec l’accompagnement de l’orchestre «Tcha ї ka», qui réunit des instruments à cordes, des instruments à vent, des instruments à cordes pincées et aussi des instruments traditionnels. Le directeur de l’orchestre est un musicien talentueux, le chef d'orchestre et violoniste Dmitro Pritula, également soliste de cet orchestre, arrangeur et compositeur. Le répertoire de l'orchestre est constitué d'adaptations musicales, d'arrangements de mélodies populaires ukrainiennes, souvent spécialement composés pour l'orchestre «Tcha ї ka», ainsi que d' œuvres originales composées par Dmitro Pritula. Les chansons ukrainiennes sont interprétées par des vocalistes et solistes de l’Ensemble, lauréats deconcours internationaux aux voix riches et colorées, aptes à transmettre toute la palette colorée du mélos ukrainien. Aucun concert d’importance régionale, que ce soit un concert férié ou dédié à un événement d'histoire, ne se réalise sans l'intervention de l’ensemble «Tcha ї ka». Parmi toutes les participations, il faut mentionner la Journée de l’Unité, le Jour de l’Indépendance, le Jour de la Constitution, le Jour de la Victoire, le Jour du défenseur de la Patrie....
En 2011 l'ensemble «Tcha ї ka» a été honoré comme lauréat du Concours en l'honneur de Pavlo Virsky à Kiev. En Juin 2013 l' ensemble «Tcha ї ka» a participé au Festival International de Folklore en Slovénie, dans la ville de Maribor en qualité de seul représentant de l’Ukraine. Ses performances ont été couronnées d’un grand succès et ont laissé une impression inoubliable. L'Ensemble en a été récompensé par le Grand Prix. Les organisateurs ont reconnu «Tcha ї ka» comme étant un groupe véritablement unique en son genre, alliant la musique vocale et instrumentale aux danses folkloriques, et en ont hautement apprécié l’individualité, l’excellence, la virtuosité, le professionnalisme et le style coloré.En Août 2013 l' ensemble «Tcha ї ka» a reçu le titre honorifique «Académique». En Septembre 2013 l'Ensemble a aussi participé, toujours avec un grand succès, au Festival Folklorique de la ville de Vaslui en Roumanie.
En Août 2015, l'ensemble «Tcha ї ka» a été primé avec la plus haute distinction, obtenant le Grand Prix du IVème Concours National de Chorégraphie Populaire en l'honneur de Pavlo Virsky à Kiev parmi les autres ensembles professionnels de l’Ukraine. L'ensemble «Tcha ї ka» peut donc à juste titre être appelé comme le groupe le plus original et créatif de la Philharmonie Régionale d’Odessa,grâce à son haut niveau de professionnalisme incarné par tous les artistes de l'ensemble, de ses productions et performances à grande échelle, de l'expression artistique extraordinaire qui révèle toutes les nombreuses facettes de la culture ukrainienne, en les  transmettant au plus large public.

PHILIPPINES
Cet archipel du Pacifique est un pays enchanteur, mais son destin compliqué en a fait un lieu convoité en raison même de sa position géographique, de ses ressources et de la qualité des populations qui y vivent. Les conquérants espagnols ont laissé des souvenirs intacts à des minorités bourgeoises qui ont appris, des missionnaires catholiques, les vertus de la réserve. Les Japonais ont lâché dans ce pays leur soldatesque. Puis les Américains y ont allumé la fièvre du dollar. A travers ces aventures, ce pays ressemble à ses propres volcans en perpétuelle ébullition. Les crises économiques laissent plus de scories dans les populations que de fortunes dans les poches. Bref, il n’est pas simple d’être Philippin.
Le groupe que vous allez rencontrer dépend de l’université de Tarlac. Il a été fondé en 1990 et est composé de professeurs et étudiants qui n’ont rien perdu de leur amour pour leur terre, ni pour les traditions que le ballet a voulu garder fidèlement intactes comme des reliques. Les Philippines ce
sont quatorze régions divisées en soixante douze provinces. Une immense mosaïque d’arts et traditions populaires.
Il s’agit de l’une des plus vieilles terres du monde puisque habitée par l’homme depuis vingt deux siècles avant Jésus Christ. Les vagues de population s’y sont succédées : chinoises, japonaises, et même caucasiennes. L’Islam, le premier, y a imposé ses règles de civilisation. Les conquérants  espagnols y ont apporté leur influence. Le navigateur MAGELLAN y mourut. Mais la langue espagnole et la religion catholique durent céder le pas devant le retour en force de l’Islam au travers de ses marchands et de ses marins. Au plan culturel, cet archipel est spongieux comme la forêt de ses côtes et absorbe avec souplesse ces changements successifs.
Il ne suffit plus de parler espagnol ou chinois pour que l’on vous comprenne. Il faut y ajouter le tagal qui est la langue officielle et quelques soixante-dix dialectes supplémentaires pour pénétrer dans cette culture complexe.
La troupe est le fruit et le résumé de ces mélanges. Elle porte dans ses chants, ses musiques et ses danses, dans la variété extraordinaire des costumes, la beauté mêlée de ses filles comme l’illustration même de cette confluence.
Il n’est pas rare que les danseuses s’abritent derrière des mantilles andalouses. Ailleurs, les hommes dansent sur des airs de jotas. Mais on revient aussi à des cérémonies musulmanes  presque sans rupture, ou encore à des tribus aborigènes perdues dans la jungle. Il n’y a rien de choquant, bien au contraire, dans ces variations de style. Et lorsque les guitares mènent la danse, le choc des bambous qui battent leur répond.
Les costumes sont éblouissants de soie et de couleurs. Les hommes portent la chemise blanche rehaussée de broderies et parfois des vêtements de cour des seigneurs arabes. Le spectacle a la beauté d’une plage de coraux roses au bord du Pacifique. On a dit que les Philippines étaient le charme du Pacifique. Nous sommes sûrs que vous le goûterez comme un moment rare de plaisir pour des amateurs d’exotisme et de beauté.

THAITI
Le spectacle de MANAHAU - Chœurs et danses de Tahiti est un moment rare. Il chante les légendes et le passé d’un pays et d’un peuple qui se cherchent dans les récits de ses ancêtres, en projetant ainsi les images d’une mémoire collective.  Avant l’arrivée des Européens, le système des castes cloisonnait le peuple polynésien afin de permettre aux rois et aux reines de mieux diriger les clans qu’ils dominaient.
Tandis que les seigneurs, les « Arii », bénéficiaient d’une foule de privilèges liés à leur sang, le petit peuple, le « Manahune », ne pouvait que se soumettre aux contraintes des saisons de l’agriculture, de la pêche et de la guerre. Toutefois, conscients de la fragilité de leur supériorité, les « Arii » profitaient de la période d’abondance pour lever les « tabu » afin de maintenir la ferveur de leur peuple. Ainsi, ils obtenaient sa dévotion. Ce mot, déformé en tabou dans les langues occidentales, a gardé en Polynésie toute sa charge occulte et menaçante.
La tradition voulait qu’à cette occasion de grandes fêtes soient organisées, durant lesquelles chaque sujet pouvait jouir de ce qui ne lui était pas permis. Mais cette courte période nécessitait une longue et minutieuse préparation. Des signes tels que l’arc-en-ciel, la voûte du ciel en mouvement, une aube chatoyante, signifiaient que le moment était venu de se libérer du « tabu ». Le grand prêtre désignait alors le tambour sacré, « Pahu Nui », et annonçait la levée des interdits.
De nos jours, ces cérémonies ne sont plus d’actualité mais les « tabu » sont restés entiers. C’est sans l’autorisation des seigneurs de la danse que la jeunesse, riche de sa fierté, de sa beauté et de son insolence, exprime son refus de se soumettre invoquant à son tour le dieu de sa croyance.
De la centaine d’îles qui forment la Polynésie française arrive toujours un parfum de bonheur et l’appel des mers du sud. Le tonnerre des tambours, les « To’ere », explose dans la nuit en une giboulée sonore qui crépite jusqu’au fond des poitrines. Et s’arrête net, livrant soudain l’espace à un silence saisissant. Puis la voix des tambours ébranle à nouveau les « banyans ». Alors  résonne le « pu », énorme conque marine, et les danseurs se font tour à tour aériens ou voluptueux. Dans le martèlement des « pahu », ils chantent les paroles anciennes, battant le sol de leurs pieds. Et, face aux vents, aux nuées, à l’océan immense, aux dieux, ils affirment ainsi la fragile existence des humains.
Cocktail de vahinés aux cheveux de jais, « more » flamboyants ondulant avec frénésie, « tanés » aux corps sculptés, mélodies veloutées, légères ou graves, soutenues par un orchestre et une chorale en parfaite harmonie, regardez, écoutez, c’est MANAHAU. Et quand le soleil plonge dans l’océan, l’or du soir prolonge ses ultimes rayons.

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