ESCAPADES : Biélorussie, Guinée-Bisau, Tahiti, Ukraine

Danse
Samedi 12 août 2017 Chapiteau La Fage Saint Julien 21h00

BIÉLORUSSIE

L’association Festivals du sud est heureuse de présenter l’Ensemble folklorique « Radost », compagnie officielle du gouvernement biélorusse. Il assure des programmes qui sont fondés sur la découverte et l’expression la plus pure des traditions folkloriques de ce pays. Cette troupe prend en compte la complexité d’un peuple avec lequel l’histoire n’a pas été tendre. Elle souhaite, de cette manière, faire revivre une culture qui dans les pires moments a été le refuge, la raison d’espérer et le symbole d’une population qui a survécu à la volonté de la puissance russe. La Biélorussie est aujourd’hui une républiqueindépendante. Cela n’a pas été toujours le cas au cours des siècles. Géographiquement c’est un pays plat, couvert de forêts et de prairies et par une ligne de collines qui culmine modestement à quelques centaines de mètres. Le sud s’enfonce dans des marais dits du Pripet. C’est à cet endroit que se perdit la grande armée de Napoléon et avec elle les rêves de conquêtes de l’Europe. Dans l’ensemble, le pays est monotone mais riche d’une nature qui joue un rôle important dans la vie de ses habitants et aussi de sa culture. Elle a toujours inspiré l’essentiel de l’œuvre littéraire et poétique. Mais aussi la musique, les chants et les danses qui sont empreints d’une douceur, d’une pureté et de cette sorte d’irréalité qu’ils tiennent des brumes et des rosées matinales qui rendent les paysages curieusement fantomatiques. Nous sommes ici dans un monde essentiellement rural.
Le pays fut peuplé dès le Vème siècle de Slaves venus de l’Orient. Ce sont eux qui fondèrent la culture que cette troupe s’efforce de faire revivre. Même si, depuis, des couches d’envahisseurs ont tenté de perturber l’intégrité du foyer original. Mais il est resté un attachement profond au sol, une population imprégnée de son histoire et de ses traditions que la nouvelle liberté qu’elle découvre encourage à cultiver. Le spectacle présenté est d’une grande sincérité. La jeunesse et la beauté des artistes, la musique douce et nostalgique, les costumes parfois un peu irréels contribuent à nourrir une forme de beauté émouvante. Alors renaissent les vieux villages, les déesses et les mythes de la forêt et les ponts sur les ruisseaux où rêvent les jeunes filles. Alors les équinoxes et les solstices renvoient aux anciennes croyances. Alors les printemps réveillent les cœurs. C’est une sorte de magie qui descend sur ce spectacle où les lutins des marais et les elfes des étangs se donnent la main pour danser dans les brouillards matinaux quand personne ne fait encore la différence entre la terre et le ciel.


GUINÉE-BISAU


La Guinée-Bissau est entourée au nord par le Sénégal, au sud et à l'est par la Guinée, et à l'ouest par l'océan Atlantique. C’est un petit pays par la taille, mais celui de tous les superlatifs : la plus belle capitale d'Afrique de l'ouest avec ses rues calmes à l'architecture coloniale, l'archipel des Bijagos, le plus bel ensemble d'îles en Afrique, le plus accueillant avec un peuple qui sait s'amuser et qui sait recevoir. Ceux qui connaissent la Guinée-Bissau ne tarissent pas d’éloges sur cette terre de mystères et de traditions. C’est un pays forestier et à ce titre de nombreuses communautés ethniques, profitant des ressources sylvestres, y vivent depuis des siècles. Certaines ne s'y sont installées qu'au début du XXème siècle, certaines ne comptent que quelques centaines de membres, d'autres sont présentes dans plusieurs pays d'Afrique de l'ouest. La Guinée-Bissau est donc un pays très riche au point de vue de la diversité, des traditions et de la culture. Plus d'une vingtaine d'ethnies cohabitent au total. Le pays reste fondamentalement fier et attaché à ses traditions. La tenue et l'environnement traditionnel conditionnent l'appartenance à une culture, à un clan. N'importe quel Bissau-guinéen peut dire de quelle communauté est son compatriote habillé devant lui en habit traditionnel. Un cadre d'entreprise travaillant à Bissau, ou un enseignant travaillant à Catio, et revenant tous deux au village pendant leurs vacances revêtiront souvent les tenues de cérémonie, ou les tenues traditionnelles lors des fêtes et des évènements religieux. Le folklore guinéen a toujours été un moyen d’éducation et d’initiation de la jeune génération pour un bon comportement vis-à-vis de la société. C’est pour cela que l’Ensemble folklorique national « Netos de Bandim » a été créé le 12 novembre 2000. Depuis, le groupe parcourt l’Afrique mais se produit également en Europe. Il présente un folklore très riche et varié, composé de plusieurs rythmiques notamment, le « Soli », le « Yankady », le « Manè », le « Doundoumba », le « Kebendo », le « Zaillé » ou encore le « Toupou Cècè ». La Guinée-Bissau n'est pas seulement le pays de la musique, c'est aussi le pays des danses. Chaque communauté, chaque classe d'âge a ses danses traditionnelles en plus des déhanchements plus modernes des rythmes d’autres terres lusophones. L’Ensemble folklorique national « Netos de Bandim » présente des danses ballantes comme « Brosca », « Koussondé » ou les danses traditionnelles « Cabaro » pour les hommes, ou « Campouni » pour les femmes. Ce ballet nous invite à découvrir une terre de toutes les aventures. Le peuple de Guinée-Bissau, aux multiples religions, mœurs et traditions, forme une unité culturelle naturelle qui parle le « crioulo », langue franche sur la base d'un portugais adapté et simplifié. Les guinéens partagent leur joie de façon exubérante à l'occasion du carnaval. « Netos de Bandim » vous permettra d’en faire le constat fort et joyeux.


THAITI

Le spectacle de MANAHAU - Chœurs et danses de Tahiti est un moment rare. Il chante les légendes et le passé d’un pays et d’un peuple qui se cherchent dans les récits de ses ancêtres, en projetant ainsi les images d’une mémoire collective. Avant l’arrivée des Européens, le système des castes cloisonnait le peuple polynésien afin de permettre aux rois et aux reines de mieux diriger les clans qu’ils dominaient.
Tandis que les seigneurs, les « Arii », bénéficiaient d’une foule de privilèges liés à leur sang, le petit peuple, le « Manahune », ne pouvait que se soumettre aux contraintes des saisons de l’agriculture, de la pêche et de la guerre. Toutefois, conscients de la fragilité de leur supériorité, les « Arii » profitaient de la période d’abondance pour lever les « tabu » afin de maintenir la ferveur de leur peuple. Ainsi, ils obtenaient sa dévotion. Ce mot, déformé en tabou dans les langues occidentales, a gardé en Polynésie toute sa charge occulte et menaçante. La tradition voulait qu’à cette occasion de grandes fêtes soient organisées, durant lesquelles chaque sujet pouvait jouir de ce qui ne lui était pas permis. Mais cette courte période nécessitait une longue et minutieuse préparation. Des signes tels que l’arc-en-ciel, la voûte du ciel en mouvement, une aube chatoyante, signifiaient que le moment était venu de se libérer du « tabu ». Le grand prêtre désignait alors le tambour sacré, « Pahu Nui », et annonçait la levée des interdits.
De nos jours, ces cérémonies ne sont plus d’actualité mais les « tabu » sont restés entiers. C’est sans l’autorisation des seigneurs de la danse que la jeunesse, riche de sa fierté, de sa beauté et de son insolence, exprime son refus de se soumettre invoquant à son tour le dieu de sa croyance. De la centaine d’îles qui forment la Polynésie française arrive toujours un parfum de bonheur et l’appel des mers du sud. Le tonnerre des tambours, les « To’ere », explose dans la nuit en une giboulée sonore qui crépite jusqu’au fond des poitrines. Et s’arrête net, livrant soudain l’espace à un silence saisissant. Puis la voix des tambours ébranle à nouveau les « banyans ». Alors résonne le « pu », énorme conque marine, et les danseurs se font tour à tour aériens ou voluptueux. Dans le martèlement des « pahu », ils chantent les paroles anciennes, battant le sol de leurs pieds. Et, face aux vents, aux nuées, à l’océan immense, aux dieux, ils affirment ainsi la fragile existence des humains. Cocktail de vahinés aux cheveux de jais, « more » flamboyants ondulant avec frénésie, « tanés » aux corps sculptés, mélodies veloutées, légères ou graves, soutenues par un orchestre et une chorale en parfaite harmonie, regardez, écoutez, c’est MANAHAU. Et quand le soleil plonge dans l’océan, l’or du soir prolonge ses ultimes rayons.


UKRAINE

L'ensemble a été fondé en 2008 dans la Philharmonie Régionale d’Odessa et composé de 60 personnes. Le Directeur artistique et Maître de Ballet en chef est Monsieur Yuri Saakyants, Maître émérite des Arts de l’Ukraine. Le Chef d'Orchestre est Monsieur Dmitro Pritula, Artiste émérite de l’Ukraine. L'Assistant du Maître de Ballet en chef est Monsieur Mikhaïlo Petuchov, Artiste du peuple de l’Ukraine. Le Maître de ballet est Monsieur Arthur Malinovski, Artiste émérite de l’Ukraine. L'ensemble «Tcha ї ka» a été créé par MM.Yuri Saakyants et Dmitro Pritula. La mission principale de l'ensemble «Tcha ї ka» est de sauvegarder et promouvoir la culture et l’art du spectacle vivant ukrainien. L'ensemble réunit des maîtres de la scène et des jeunes musiciens et danseurs professionnels, admis après un concours de sélection. L'ensemble «Tcha ї ka» est un beau collectif de musique et de danse. Son répertoire incarne les meilleures traditions de l’art musical et chorégraphique ukrainiens. Le caractère authentique des couleurs nationales ukrainiennes est parfaitement reflété par des spectacles de danses vives en costumes colorés. Le directeur artistique de l'Ensemble et son créateur Monsieur Yuri Saakyants, inspire et dirige une grande équipe dans l'unique sens de la création. De ce fait, il est aussi le chorégraphe et réalisateur de toutes les numéros chorégraphiques.
Toutes les mises en scène de l'Ensemble sont interprétées avec l’accompagnement de l’orchestre «Tcha ї ka», qui réunit des instruments à cordes, des instruments à vent, des instruments à cordes pincées et aussi des instruments traditionnels. Le directeur de l’orchestre est un musicien talentueux, le chef d'orchestre et violoniste Dmitro Pritula, également soliste de cet orchestre, arrangeur et compositeur. Le répertoire de l'orchestre est constitué d'adaptations musicales, d'arrangements de mélodies populaires ukrainiennes, souvent spécialement composés pour l'orchestre «Tcha ї ka», ainsi que d' œuvres originales composées par Dmitro Pritula. Les chansons ukrainiennes sont interprétées par des vocalistes et solistes de l’Ensemble, lauréats deconcours internationaux aux voix riches et colorées, aptes à transmettre toute la palette colorée du mélos ukrainien. Aucun concert d’importance régionale, que ce soit un concert férié ou dédié à un événement d'histoire, ne se réalise sans l'intervention de l’ensemble «Tcha ї ka». Parmi toutes les participations, il faut mentionner la Journée de l’Unité, le Jour de l’Indépendance, le Jour de la Constitution, le Jour de la Victoire, le Jour du défenseur de la Patrie....
En 2011 l'ensemble «Tcha ї ka» a été honoré comme lauréat du Concours en l'honneur de Pavlo Virsky à Kiev. En Juin 2013 l' ensemble «Tcha ї ka» a participé au Festival International de Folklore en Slovénie, dans la ville de Maribor en qualité de seul représentant de l’Ukraine. Ses performances ont été couronnées d’un grand succès et ont laissé une impression inoubliable. L'Ensemble en a été récompensé par le Grand Prix. Les organisateurs ont reconnu «Tcha ї ka» comme étant un groupe véritablement unique en son genre, alliant la musique vocale et instrumentale aux danses folkloriques, et en ont hautement apprécié l’individualité, l’excellence, la virtuosité, le professionnalisme et le style coloré.En Août 2013 l'ensemble «Tcha ї ka» a reçu le titre honorifique «Académique». En Septembre 2013 l'Ensemble a aussi participé, toujours avec un grand succès, au Festival Folklorique de la ville de Vaslui en Roumanie. En Août 2015, l'ensemble «Tcha ї ka» a été primé avec la plus haute distinction, obtenant le Grand Prix du IVème Concours National de Chorégraphie Populaire en l'honneur de Pavlo Virsky à Kiev parmi les autres ensembles professionnels de l’Ukraine. L'ensemble «Tcha ї ka» peut donc à juste titre être appelé comme le groupe le plus original et créatif de la Philharmonie Régionale d’Odessa,grâce à son haut niveau de professionnalisme incarné par tous les artistes de l'ensemble, de ses productions et performances à grande échelle, de l'expression artistique extraordinaire qui révèle toutes les nombreuses facettes de la culture ukrainienne, en les transmettant au plus large public.

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Covoiturage :
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Crédits photos Fond : Interfolk 2016 Brésil