ECLATS DE DANSES : Guinée-Bisau, Iran, Uruguay, Ukraine

Danse
Samedi 12 août 2017 Chapiteau La Fage Saint Julien 15h00

GUINÉE-BISAU


La Guinée-Bissau est entourée au nord par le Sénégal, au sud et à l'est par la Guinée, et à l'ouest par l'océan Atlantique. C’est un petit pays par la taille, mais celui de tous les superlatifs : la plus belle capitale d'Afrique de l'ouest avec ses rues calmes à l'architecture coloniale, l'archipel des Bijagos, le plus bel ensemble d'îles en Afrique, le plus accueillant avec un peuple qui sait s'amuser et qui sait recevoir. Ceux qui connaissent la Guinée-Bissau ne tarissent pas d’éloges sur cette terre de mystères et de traditions. C’est un pays forestier et à ce titre de nombreuses communautés ethniques, profitant des ressources sylvestres, y vivent depuis des siècles. Certaines ne s'y sont installées qu'au début du XXème siècle, certaines ne comptent que quelques centaines de membres, d'autres sont présentes dans plusieurs pays d'Afrique de l'ouest. La Guinée-Bissau est donc un pays très riche au point de vue de la diversité, des traditions et de la culture. Plus d'une vingtaine d'ethnies cohabitent au total. Le pays reste fondamentalement fier et attaché à ses traditions. La tenue et l'environnement traditionnel conditionnent l'appartenance à une culture, à un clan. N'importe quel Bissau-guinéen peut dire de quelle communauté est son compatriote habillé devant lui en habit traditionnel. Un cadre d'entreprise travaillant à Bissau, ou un enseignant travaillant à Catio, et revenant tous deux au village pendant leurs vacances revêtiront souvent les tenues de cérémonie, ou les tenues traditionnelles lors des fêtes et des évènements religieux. Le folklore guinéen a toujours été un moyen d’éducation et d’initiation de la jeune génération pour un bon comportement vis-à-vis de la société. C’est pour cela que l’Ensemble folklorique national « Netos de Bandim » a été créé le 12 novembre 2000. Depuis, le groupe parcourt l’Afrique mais se produit également en Europe. Il présente un folklore très riche et varié, composé de plusieurs rythmiques notamment, le « Soli », le « Yankady », le « Manè », le « Doundoumba », le « Kebendo », le « Zaillé » ou encore le « Toupou Cècè ». La Guinée-Bissau n'est pas seulement le pays de la musique, c'est aussi le pays des danses. Chaque communauté, chaque classe d'âge a ses danses traditionnelles en plus des déhanchements plus modernes des rythmes d’autres terres lusophones. L’Ensemble folklorique national « Netos de Bandim » présente des danses ballantes comme « Brosca », « Koussondé » ou les danses traditionnelles « Cabaro » pour les hommes, ou « Campouni » pour les femmes. Ce ballet nous invite à découvrir une terre de toutes les aventures. Le peuple de Guinée-Bissau, aux multiples religions, mœurs et traditions, forme une unité culturelle naturelle qui parle le « crioulo », langue franche sur la base d'un portugais adapté et simplifié. Les guinéens partagent leur joie de façon exubérante à l'occasion du carnaval. « Netos de Bandim » vous permettra d’en faire le constat fort et joyeux.


IRAN


L’Iran situé aux confins du Pakistan  et  de  l’Afghanistan, continue de fasciner comme autrefois la Perse antique. Le pays garde le souvenir de sublimes mosquées aux coupoles ornées de faïence, d’étendues désertiques ondoyantes et d’un peuple d’une extrême hospitalité. Il possède également un grand nombre de sites archéologiques dont  Persépolis  n’est  que  le  plus connu. Les amateurs d’architecture seront émerveillés  par la  beauté  des  mosquées  et  des mausolées aux dômes resplendissants. Outre Persépolis,l’Iran possède des étapes incontournables : Ispahan et ses mosquées aux mosaïques  bleues, Shiräz et sa  cité  des poètes ornée de splendides jardins, et Bam, célèbre citadelle, en cours de reconstruction après un meurtrier tremblement de terre, au cœur d’une oasis. La République islamiste d’Iran est bordée au nord par l’Arménie, l’Azerbaïdjan, le Turkménistan et la mer  Caspienne, à l’est par l’Afghanistan et le Pakistan, au sud par le golfe d’Oman et le golfe Persique et, à l’ouest, par l’Irak et la Turquie. Le pétrole domine largement l’économie et les autres revenus commerciaux proviennent essentiellement des tapis qui représentent un tiers de la production du globe. Mais pour les Iraniens, les tapis ont surtout un rôle religieux et culturel comme support de prière quotidien, et lors des nombreuses fêtes.
Auparavant la route de la soie arrivait en Iran quelque part entre Merv (aujourd’hui au Turkménistan) et Hërat (aujourd’hui en Afghanistan) pour aboutir à Constantinople, l’actuelle Istanbul. Elle fut abandonnée au XVème siècle, lorsque les marins des nouvelles puissances coloniales européennes découvrirent d’autres voies maritimes. Ces dernières années, elle a cependant suscité un regain d’intérêt, dans le commerce entre l’Iran et les républiques d’Asie centrale récemment ouvertes, et dans l’attrait des touristes pour cette route mythique.
Les musiques folkloriques, les plus séduisantes à l’oreille occidentale, proviennent des minorités ethniques, notamment des Turkmènes vivant dans les zones reculées du Khoräsän. Les Azéris privilégient les chants d’amour, tandis que les Kurdes accompagnent au luth une forme de chanson épique, le « bard ».
Les Lors, habitants du golfe persique, jouent d’un instrument apparenté au hautbois et d’un cornemuse appelée « demam ». Le « tamboorak », sorte d’harmonium est également utilisé.
Les  paroles  des  chansons populaires tournent autour de la religion, de l’amour et des victoires remportées au cours des siècles passés sur les armées  d’invasion.  Les danses  et  musiques  de
l’Ensemble folklorique national « Leymer », composé d’hommes et de femmes, fondé en 1991 par un professeur émérite de musiques et de danses, racontent l’héritage éternel de la civilisation perse. Des chants turkmènes proches des musiques d’Asie centrale aux rythmes africains du Golfe Persique, en passant par les musiques du Baloutchistan voisines du Pakistan et de l’Afghanistan jusqu’aux folklores et musiques soufis kurdes, ce large éventail garde un point commun : ce sont des traditions qui accompagnent le rythme de la vie des Perses de toujours.

 

URUGUAY

« Vous êtes un  grand constructeur de ponts dans l’espace », écrivit RILKE à SUPERVIELLE, le poète français qui a le plus magnifié l’Uruguay, son pays natal. Ponts entre deux cultures, l’Uruguay  est  une terre intermédiaire au sein de l’Amérique latine. Pas encore brésilien mais plus tout à fait argentin, ce pays est un syncrétisme étonnant de races, de peuples et de langues. L’Ensemble folklorique « Canelones - danza independiente  » est composé de plus de vingt-cinq artistes, danseurs, chanteurs et musiciens, qui au fil des ans s’est taillé une belle réputation dans son pays, en intervenant dans les principales manifestations culturelles, en passant souvent à la télévision et en se déplaçant dans les pays voisins du sien comme le Brésil, l’Argentine ou le Paraguay mais  également à plusieurs reprises en Europe. Il danse et chante des mélodies connues de la tradition sud-américaine, et des airs plus caractéristiques de son pays où l’influence espagnole reste très forte. Il interprète aussi des mélodies issues du mélange entre les blancs, les plus nombreux, les noirs et les indiens dont l’apport musical est d’importance. Ainsi son programme réunit-il des origines très diverses.
On notera que les danses populaires sont une véritable spécialité de l’Uruguay sans que l’on sache vraiment pourquoi. Peut-être faut-il y voir une explication dans le fait que le pays fut longtemps désert, qu’il n’est peuplé que depuis le milieu du XIXème siècle. Les émigrants, pour la plupart d’origine espagnole ou française, devaient éprouver un plaisir particulier à se retrouver, à danser et à chanter ensemble. Dès lors, chanter devint l’apanage des « blancos » c’est-à-dire des blancs, et la danse, le carnaval et les percussions celles des « colorados », c’est-à-dire des noirs. Ainsi, chacun meubla sa propre solitude et chacun excella dans sa spécialité. Dans son spectacle magnifique, l’Ensemble folklorique « Canelones - danza independiente » rend compte de ce syncrétisme étonnant.
La culture de l'Uruguay est dominée par les traditions européennes et en particulier par la culture espagnole, puisqu'il s'agit du pays colonisateur, et italienne à cause des nombreuses vagues  d'immigration venues de ce pays. Étonnamment, la culture amérindienne n'y  joue aucun rôle : les anciens peuples étant décimés, leurs cultures ont disparu. L'Uruguay a également été influencé par ses voisins, comme l'Argentine, notamment dans les domaines de la musique et des danses folkloriques. Dans ce pays tranquille et rural, danser et chanter est une comme une seconde nature qui fait intimement partie de l’âme d’un peuple qui se sent un peu écrasé par l’encerclement de ses puissants voisins, l’Argentine et le Brésil. La musique et la danse sont bien le seul terrain sur lequel il fasse jeux égal.


UKRAINE

L'ensemble a été fondé en 2008 dans la Philharmonie Régionale d’Odessa et composé de 60 personnes. Le Directeur artistique et Maître de Ballet en chef est Monsieur Yuri Saakyants, Maître émérite des Arts de l’Ukraine. Le Chef d'Orchestre est Monsieur Dmitro Pritula, Artiste émérite de l’Ukraine. L'Assistant du Maître de Ballet en chef est Monsieur Mikhaïlo Petuchov, Artiste du peuple de l’Ukraine. Le Maître de ballet est Monsieur Arthur Malinovski, Artiste émérite de l’Ukraine. L'ensemble «Tcha ї ka» a été créé par MM.Yuri Saakyants et Dmitro Pritula. La mission principale de l'ensemble «Tcha ї ka» est de sauvegarder et promouvoir la culture et l’art du spectacle vivant ukrainien. L'ensemble réunit des maîtres de la scène et des jeunes musiciens et danseurs professionnels, admis après un concours de sélection. L'ensemble «Tcha ї ka» est un beau collectif de musique et de danse. Son répertoire incarne les meilleures traditions de l’art musical et chorégraphique ukrainiens. Le caractère authentique des couleurs nationales ukrainiennes est parfaitement reflété par des spectacles de danses vives en costumes colorés. Le directeur artistique de l'Ensemble et son créateur Monsieur Yuri Saakyants, inspire et dirige une grande équipe dans l'unique sens de la création. De ce fait, il est aussi le chorégraphe et réalisateur de toutes les numéros chorégraphiques.
Toutes les mises en scène de l'Ensemble sont interprétées avec l’accompagnement de l’orchestre «Tcha ї ka», qui réunit des instruments à cordes, des instruments à vent, des instruments à cordes pincées et aussi des instruments traditionnels. Le directeur de l’orchestre est un musicien talentueux, le chef d'orchestre et violoniste Dmitro Pritula, également soliste de cet orchestre, arrangeur et compositeur. Le répertoire de l'orchestre est constitué d'adaptations musicales, d'arrangements de mélodies populaires ukrainiennes, souvent spécialement composés pour l'orchestre «Tcha ї ka», ainsi que d' œuvres originales composées par Dmitro Pritula. Les chansons ukrainiennes sont interprétées par des vocalistes et solistes de l’Ensemble, lauréats deconcours internationaux aux voix riches et colorées, aptes à transmettre toute la palette colorée du mélos ukrainien. Aucun concert d’importance régionale, que ce soit un concert férié ou dédié à un événement d'histoire, ne se réalise sans l'intervention de l’ensemble «Tcha ї ka». Parmi toutes les participations, il faut mentionner la Journée de l’Unité, le Jour de l’Indépendance, le Jour de la Constitution, le Jour de la Victoire, le Jour du défenseur de la Patrie....
En 2011 l'ensemble «Tcha ї ka» a été honoré comme lauréat du Concours en l'honneur de Pavlo Virsky à Kiev. En Juin 2013 l' ensemble «Tcha ї ka» a participé au Festival International de Folklore en Slovénie, dans la ville de Maribor en qualité de seul représentant de l’Ukraine. Ses performances ont été couronnées d’un grand succès et ont laissé une impression inoubliable. L'Ensemble en a été récompensé par le Grand Prix. Les organisateurs ont reconnu «Tcha ї ka» comme étant un groupe véritablement unique en son genre, alliant la musique vocale et instrumentale aux danses folkloriques, et en ont hautement apprécié l’individualité, l’excellence, la virtuosité, le professionnalisme et le style coloré.En Août 2013 l'ensemble «Tcha ї ka» a reçu le titre honorifique «Académique». En Septembre 2013 l'Ensemble a aussi participé, toujours avec un grand succès, au Festival Folklorique de la ville de Vaslui en Roumanie. En Août 2015, l'ensemble «Tcha ї ka» a été primé avec la plus haute distinction, obtenant le Grand Prix du IVème Concours National de Chorégraphie Populaire en l'honneur de Pavlo Virsky à Kiev parmi les autres ensembles professionnels de l’Ukraine. L'ensemble «Tcha ї ka» peut donc à juste titre être appelé comme le groupe le plus original et créatif de la Philharmonie Régionale d’Odessa,grâce à son haut niveau de professionnalisme incarné par tous les artistes de l'ensemble, de ses productions et performances à grande échelle, de l'expression artistique extraordinaire qui révèle toutes les nombreuses facettes de la culture ukrainienne, en les transmettant au plus large public.

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Crédits photos Fond : Interfolk 2016 Brésil