“ECLATS DE DANSES” Chypre - Indonésie Salvador - Serbie

Danse
Dimanche 12 août 2018 Chapiteau La Fage Saint Julien 15h00

ENSEMBLE FOLKLORIQUE NATIONAL "OTHELLO"

REPUBLIQUE TURQUE DE CHYPRE DU NORD

L’île de Chypre située au nord-est du bassin Méditerranéen, ressemble à un porte avion ancré entre deux puissances qui s’en partagent le contrôle. Au nord, la Turquie, au sud, la Grèce, délimitant ainsi son territoire par la « ligne verte », véritable ligne de démarcation, qui est de fait une zone démilitarisée et contrôlée par les casques bleus de l’ONU. L’état de Chypre du nord n’est reconnu que par la Turquie, car l’ONU et le conseil de l’Europe considèrent la partie nord de l’île comme occupée par la Turquie.

Le folklore occupe une place importante chez les Chypriotes turcs, qui, en raison de leur situation géographique, ont bénéficié d’une variété de cultures. Romains, Byzantins, Vénitiens et Turcs ont tous influencé le patrimoine culturel de cette île méditerranéenne. Et derrière une division apparente avec les grecs, une même culture plus cachée. L’Ensemble folklorique national « Othello » de la république turque de Chypre du nord, créé en 1977, est pétri de ces influences qui déterminent la qualité de son spectacle.

La plupart de ses danses sont consacrées aux thèmes de la vie quotidienne ou d’évènements spéciaux. Ceux de la terre, belle, rude et sèche qui porte une agriculture traditionnelle et familiale. Aussi beaucoup de ses danses lui sont-elles dédiées : le transport de l’eau, les travaux des champs, la moisson qui est la grande fête de l’été, comme la faucille est l’instrument symbolique de l’île. Ceux de la vie quotidienne, marquée par les fêtes, dont celle du mariage qui prend ici une résonance particulière. La musique de ces danses contient des paroles qui renforcent l’effet des mouvements dans les danses.

La principale tâche de ce peuple est de transporter l’eau dans une île-nation où, ironiquement, l’eau est rare et précieuse.

Le « Kozan Oyunu », dansé par les femmes et parfois les hommes, portant des cruches, rappelle la charge portée, l’accomplissement des tâches et vicissitudes qui jalonnent les chemins vers les sources. « Orak », qui signifie faucille, raconte les hommes agriculteurs qui utilisent celle-ci comme un jeu, en les jetant et les attrapant, aidés des femmes qui leur apportent de l’eau dans des cruches, car ils sont assoiffés et fatigués. « Kozan », représente un moment de la cérémonie d’un mariage et est dansé par les femmes avec une cruche d’eau. La mariée brise la cruche en la jetant au sol, ce qui symbolise un bonheur éternel. Une autre croyance est que les pièces de monnaie ou des bonbons mis à priori à l’intérieur du pot, font que la cruche une fois cassée, symbolise la fertilité. Les « karsilamas » sont dansés par deux ou plusieurs danseurs, mis en situation de face à face et symbolisent l’amitié. L’aigle, oiseau symbolique de l’île, a donné naissance à la danse « kartal » qui représente la lutte d’un aigle à ne pas laisser sa proie à être saisie par d’autres aigles.

Les instruments de musique et les costumes sont également d’un grand intérêt. Si les costumes des hommes semblent parfois austères, par contre les jeunes filles portent de superbes vêtements enrichis de bijoux. Elles ont la grâce à la fois grecque et orientale, qui colle bien avec une musique fortement marquée par l’influence du Proche Orient voisin.

Une île à découvrir au vent de l’éternelle Méditerranée qui pousse, bien au-delà des limites posées par les hommes, son même souffle culturel depuis vingt siècles.

ENSEMBLE FOLKLORIQUE « BIREUN SEUDATI UPH »
INDONESIE

La République d’Indonésie est le plus grand État archipel. Elle est située entre la péninsule d’Asie du sud-est et l’Australie, au point de rencontre entre les océans Indien et Pacifique. Elle est composée de plus de 17 000 îles, dont environ 6 000 habitées, de taille et de nature très diverses et réparties autour de l’équateur, donnant à ce pays un climat tropical.

Les plus grandes îles sont Java, Sumatra, Bornéo, la Nouvelle-Guinée occidentale et Célèbes. Java, île montagneuse et volcanique, n'est pas la plus grande île mais elle occupe une place centrale dans l'archipel. Ile la plus peuplée avec cent vingt millions d'habitants, soit plus de la moitié de la population du pays, on y trouve la plupart des grandes villes dont Jakarta, la capitale, dont est originaire le groupe « BIREUN SEUDATI UPH ». Le groupe est le ballet officiel de l’université de cette ville.

Nation d'une grande diversité ethnique, l'Indonésie possède encore de nombreuses traditions culturelles vivantes. La musique la plus connue est celle du gamelan, un ensemble d’instruments de percussion métallique. Elle appartient aux traditions balinaise, javanaise et sundanaise.

La musique indonésienne est constituée de la musique propre aux groupes ethniques et religieux variés, peuplant la république d'Indonésie, et de la musique que ses citoyens reconnaissent comme appartenant à l'ensemble de la nation. Ce clivage est traversé par celui entre tradition et modernité : la musique javanaise recouvre aussi bien la musique traditionnelle (rurale, religieuse ou de cour), que la pop music. Une forme propre à un groupe peut être adoptée par les autres Indonésiens et devenir nationale. C'est le cas de genres musicaux originaires des Moluques, ou de chansons du pays batak du nord de Sumatra.

Tandis qu'à Bali le gamelan était depuis des siècles dédié aux cultes et aux temples, à Java, il était réservé aux cours royales. Aujourd'hui encore, les ensembles de gamelan de cour reçoivent une appellation, telle « Yogyakarta » signifiant « l'invitation vénérable à la beauté ». Il y a quatre cours royales à Java préservant la tradition des gamelans qui accompagnent les danses sacrées « bedaya semang » et « ketawang ».

L’ensemble folklorique « BIREUN SEUDATI UPH » possède un gamelan composé de huit musiciens disposant d’une variété d’instruments typiques comme des métallophones, des xylophones, des tambours et des gongs. A celui-ci se sont additionnés des flûtes de bambou et des chanteurs.
Danser en Indonésie, comme la plupart des arts d’exécution de l’Orient, est comme une forme de culte religieux. Aujourd’hui, avec les influences modernes des danses, les vieilles traditions et le drame sont encore préservés dans les académies d’art et les écoles de danse dirigées.
On retrouvera dans le spectacle de cet ensemble folklorique toute la diversité des arts populaires indonésiens ainsi que la richesse de magnifiques costumes traditionnels. Les danses masquées rythment un spectacle des plus étonnants qui vous conduit vers l’Orient précieux et raffiné. L’ensemble folklorique « BIREUN SEUDATI UPH » vous fera rêver grâce aux danses des îles d’Orient.

BALLET FOLKLORIQUE NATIONAL
EL SALVADOR

Le Salvador est le plus petit et le plus densément peuplé des pays d’Amérique centrale. Situé à la limite du Guatemala au nord et à l’ouest, du Honduras au nord et à l’est et de l’océan Pacifique au sud et à l’ouest, il est composé d’un plateau central découpé par des vallées fluviales, mais la majeure partie de son territoire est volcanique. C’est un pays traversé par une cordillère de volcans.

La découverte de ceux-ci, dont certains sont encore en activité, ses plages, ses parcs nationaux et ses réserves de flore et de faune, l’accueil de ses habitants, leur sourire et leur joie de vivre en font une destination d’aventure pleine de charme malgré une situation économique plutôt fragile. Avec ses trois cent vingt kilomètres de côtes, ses plages intactes, ses villages de pêcheurs et ses paysages fabuleux, le Salvador est devenue au fil du temps une destination touristique.

En raison de l’activité volcanique, les terres basses qui sont recouvertes d’une grosse couche de lave et de cendres volcaniques sont très fertiles, notamment pour la culture du café dont le pays en tire ses principaux revenus. Il produit également du coton, de la canne à sucre, du maïs, des haricots, du riz et récemment des crevettes grises et du miel. L’industrie manufacturière est la plus importante de l’Amérique centrale avec la production de chaussures, textiles, articles en cuir et de produits pharmaceutiques.

Le pays est dominé, notamment dans les campagnes, par les grands propriétaires terriens qui maintiennent dans la misère les populations locales. Les paysans quittent petit à petit les campagnes pour rejoindre les bidonvilles de la métropole San Salvador, la capitale, l’une des plus grosses villes d’Amérique centrale avec plus de deux millions d’habitants.

Le Salvador possède un grand nombre de sites archéologiques mayas dont certains datent du troisième siècle. Aujourd’hui, les Indiens mayas sont d’excellents ouvriers du tissage, de la poterie. Les toiles traditionnelles sont encore trempées dans des bains de couleur pour offrir les plus beaux rouges du monde. Malgré la litanie de malheurs et de massacres dont ce peuple a été la victime, la culture populaire indienne n’est pas morte. Elle repose sur une conscience ethnique très forte et le métissage qui exista dès la conquête espagnole n’a fait qu’en accélérer le besoin.

Magiciens, mystiques, dispersés dans une infinité de rites, isolés dans cent deux dialectes, fragmentés dans une mosaïque de coutumes et de manières, les salvadoriens scellent derrière leur mutisme et leurs prunelles d’un noir absolu les mystères d’une terre malmenée. N’ayant rien abdiqué du passé, les Indiens et les Salvadoriens poursuivent Quetzal, cet oiseau mythique de la forêt tropicale, qui est le symbole de leur survie et de leur reconnaissance.

Cette tradition et ce message d’espoir, on les retrouvera dans le spectacle du Ballet Folklorique National. Ce peuple indien, qui attend l’heure de sa rédemption, vous invite à partager ses espérances.

 

 

 

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